Déterminants de l’engagement dans des actions de solidarité envers les personnes primo-arrivantes.

Depuis le début de l’année 2015, de nombreuses initiatives citoyennes soutenant les migrants se sont développées à travers l’Europe afin de répondre à la crise de l’accueil des réfugiés (par exemple, Rea, Martiniello, Mazzola, & Meuleman, 2019). Cette émergence a suscité l’intérêt de nombreuses recherches qui ont notamment étudié les facteurs psychosociaux expliquant la mobilisation des citoyens en faveur des migrants (par exemple, Baumgärtel & Oomen, 2019 ; della Porta, 2018 ; Kende, Lantos, Belinszky, Csaba, & Lukács, 2017 ; Rea et al, 2019). Alors que la littérature en psychologie sociale sur les relations intergroupes et les questions liées à l’immigration s’est principalement concentrée sur les phénomènes négatifs tels que la discrimination, le racisme ou les préjugés, moins d’attention a été accordée aux dynamiques intergroupes positives, tels que les comportements de solidarité. L’influence critique de l’environnement social dans la définition de l’identité des volontaires et leur participation aux comportements d’aide a notamment été mis en évidence (par exemple, van Leeuwen & Zagefka, 2017 ; Simon, Stürmer, & Steffens, 2000 ; Stürmer, Snyder, & Omoto, 2005).

Source : Kutlaca, M., Radke, H. R., Iyer, A., & Becker, J. C. (2020). Understanding allies’ participation in social change: A multiple perspectives approach. European Journal of Social Psychology, 50(6), 1248-1258.


Le rôle de la polarisation de l’opinion publique à propos de l’immigration dans les attitudes et mobilisations en soutien aux migrants

La crise de l’accueil des migrants de 2015 a exacerbé la polarisation au sein sociétés européennes sur la question migratoire. D’une part, le discours politique et le débat dans les médias traditionnels et sociaux ont largement diffusé des représentations négatives des migrants et des réfugiés. Les actions anti-migratoires se sont également multipliées ou, du moins, sont devenues plus visibles. D’autre part, le militantisme en faveur des droits des réfugiés a connu une augmentation (della Porta, 2018). Alors que la polarisation sur les questions d’immigration est bien documentée (par exemple, Kriesi et al., 2006 ; Strijbis, Helmer, & de Wilde, 2018), peu de recherche en psychologie sociale se sont intéressées aux antécédents et conséquences de la perception d’une polarisation de l’opinion publique (par exemple, Simon, Reininger, Schaefer, Zitzmann, & Krys, 2018 ; Sarrasin, Green, & Van Assche, 2019; Roblain & Green, 2021). Les mémoires proposés sur cette thématique peuvent (mais ne doivent pas nécessairement) apporter des éléments de réponses aux questions suivantes: Quelles sont les conséquences de la perception d’une société polarisée sur les attitudes et les comportements des individus? Comment et pourquoi cette perception de polarisation influence l’engagement des individus dans des actions (normatives ou non normative) en faveur ou contre l’arrivée de migrants?

Source : Roblain, A., & Green, E. G. (2021). From perceived polarization of immigration attitudes to collective action. International Journal of Intercultural Relations, 80, 112-120.


Enjeux des relations interculturelles entre personnes primo-arrivantes et volontaires de la société d’accueil dans le cadre d’initiatives de soutien.

Bien que les liens interculturels offrent des opportunités évidentes pour promouvoir la résilience des migrants déplacés, ils posent un certain nombre de défis relationnels. Parmi ceux-ci, l’établissement des dynamiques de réciprocité est un facteur crucial permettant à la relation d’être vécue positivement par les deux parties et de perdurer dans le temps (Deci et al., 2006). Dans la lignée de la théorie du don et contre don de Mauss (1923), Harrell-Bond (1999) a recueilli des témoignages de réfugiés suggérant que le fait d’être le bénéficiaire de l’aide d’autrui peut paradoxalement être vécu comme “une sources de stress”, conduisant les réfugiés à se sentir “humiliés, dégradés, honteux, déshonorés” (Harrell-Bond, 1999, p. 136). Si les relations humanitaires et d’aide peuvent être initialement asymétriques, elles peuvent également évoluer au cours du temps et adopter des dynamiques de réciprocité de diverses formes (Heins & Unrau, 2018). En identifiant de multiples sous-types de processus de réciprocité, Phillimore et ses collègues ont montré que l’échange de ressources entre les migrants et les personnes de leur entourage est un élément important permettant de réguler les stress liés à la migration et à l’établissement dans un nouveau territoire (Phillimore et al., 2018). Dans le contexte belge des initiatives citoyennes fournissant de l’aide et du soutien aux migrants, Mescoli et ses collègues ont également mis en évidence que l’émergence au cours du temps d’échanges bidirectionnels et de diverses formes de réciprocité entre les volontaires et migrants (Mescoli, Roblain et Griffioen, 2020).

Les mémoires proposés dans cette thématique pourraient étudier ces défis relationnels à travers l’analyse des réseaux sociaux des migrants (ayant un permis de séjour ou étant en situation irrégulière) et des personnes participant à une initiative de soutien aux migrants.


Attitudes envers la régularisation des personnes en situation irrégulière

L’année 2021 a vu la mobilisation à Bruxelles de nombreux migrants en situation irrégulière revendiquant pour une régularisation de leur statut juridique. L’objectif de cette thématique de mémoire est d’analyser les facteurs influençant les attitudes des membres des sociétés d’accueil envers des politiques octroyant l’accès à un permis de séjour pour les personnes vivant en situation irrégulière. Plus largement, la légitimité donnée par les populations d’accueil dans l’accès à certains droits citoyens (politiques ou sociaux) pour les populations migrantes soulèvent également de nombreux intérêts tant scientifiques que sociétaux qui peuvent être abordés dans le cadre d’un mémoire.

Sources:

–  Staerklé, C., Delay, C., Gianettoni, L., & Roux, P. (2007). Qui a droit à quoi. Représentation et légitimation de l’ordre social. Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble.

–  Andreouli, E. (2019). Social psychology and citizenship: A critical perspective. Social and Personality Psychology Compass, 13(2), e12432.


Les facteurs influençant les stratégies d’acculturation des personnes issues de l’immigration

La migration et plus largement l’immersion d’individus dans un nouvel espace socioculturel pose, selon les termes de Berry, un « stress acculturatif » auquel ceux-ci vont répondre en mobilisant des stratégies, pouvant être le fruit d’une volonté individuelle ou de contraintes externes. Ce stress tient son origine dans une série d’enjeux allant de l’apprentissage de nouveaux traits culturels (comme, par exemple, l’apprentissage de la langue ou de normes liées à la vie sociale), à l’expérience de discrimination et de préjugés ou encore à la gestion des pressions sociales s’imposant aux migrant·e·s (p. ex., Sirin & Fine, 2007). Au-delà des facteurs de personnalité pouvant jouer un rôle dans le processus d’acculturation des personnes issues de l’immigration (Van Der Zee, Benet-Martínez, & Oudenhoven, 2016), les influences contextuelles apparaissent comme des éléments critiques définissant les stratégies d’acculturation mobilisées afin de répondre à ce stress acculturatif. À cet égard, Ward et Geeraert (2016) appellent à analyser l’acculturation dans son «contexte écologique» en considérant les sources d’influence venant de différents niveaux contextuels (sociétal, institutionnel, familial, le réseau social ect).

Dans la lignée de cet argument, les projets de mémoire portant sur cette thématique pourrait viser à mieux comprendre le rôle des différents contextes dans les stratégies d’acculturation des personnes issues de l’immigration, en considérant différents “catégories” de personnes (p.ex. intersection de plusieurs catégories sociales discriminées, les personnes en situation de handicap, les personnes faiblement alphabétisées)

Source : Roblain, A., Héritier, K., Green, E. E., & Rossier, J. (2021). L’acculturation des personnes migrantes et ses implications. Évaluation psychologique dans un contexte multilingue et multiculturel. https://difusion.ulb.ac.be/vufind/Record/ULB-DIPOT:oai:dipot.ulb.ac.be:2013/314047/Holdings

Antoine Roblain

Full-time Academic

Full-time Academic

1- Soutien versus résistance au féminisme au sein des communautés d’origine immigrée : Le sexisme et l’harcèlement sexuel sont présents à des degrés variables dans différentes communautés. Lorsqu’une communauté affiche un taux élevé d’inégalité entre hommes et femmes, on suppose alors la présence d’un taux élevé de comportements sexistes. Et lorsque cette communauté est d’origine immigrée – subissant des discriminations sur base d’une appartenance ethnique, culturelle ou religieuse – les femmes de cette communauté peuvent se retrouver tiraillées entre une lutte communautaire et une lutte pour leurs droits en tant que femmes au sein de leur communauté. La lutte féministe pourrait alors être perçue comme allant à l’encontre des intérêts de la communauté. Les études devraient explorer ce phénomène du côté des femmes qui s’inscrivent dans une lutte féministe et/ou du côté des hommes et des femmes qui réagissent (souvent négativement) à la lutte féministe au sein de leur communauté.

2- Les relations interculturelles : Examiner les processus sociaux et psychologiques qui influencent l’intégration des personnes d’origine immigrée dans la société d’accueil. Vous pouvez choisir entre étudier la perspective de la majorité (les attentes que la majorité a vis-à-vis de différentes minorités) ou celui de la minorité (les préférences exprimées par diverses minorités dans divers domaines d’acculturation).

Assaad Azzi

Professeur ordinaire

Full-time Academic

1. Dans une organisation, lorsqu’une femme occupe un poste de pouvoir, les chances pour la suivante d’accéder à un niveau équivalent de responsabilités diminuent de 50%. Ce phénomène appelé dans la littérature l’effet « reine des abeilles » permet de comprendre, au moins en partie, la place occupée par les femmes dans le monde du travail.
Ce mémoire vise à tester l’hypothèse selon laquelle la projection sociale serait responsable de l’effet ‘reine des abeilles’, notamment à travers des jugements egocentriques qu’elle engendre. Plus spécifiquement, les femmes en position de pouvoir auraient la tendance à projeter leurs caractéristiques sur les femmes en position subordonnée, et par conséquent, bloquer l’ascension de ces dernières lorsque leurs caractéristiques ne correspondent pas aux caractéristiques projetées.

Type de mémoire : empirique
Nombre d’étudiants acceptés : 2

2.La diversité, oui, mais pas pour moi ! La diversité est sans doute un aspect crucial à promouvoir dans notre société, un moteur d’innovation et progrès. Les individus et les organisations sont en général d’accord que la diversité est bénéfique et nécessaires pour évoluer. Mais cela est souvent en contraste avec les choix des individus (qui préfèrent interagir avec des gens comme eux) et les politiques organisationnelles (qui sont rarement orientés vers le management de la diversité).
L’objectif de ce projet de recherche est de comprendre le phénomène de découplage de la diversité, à savoir l’écart entre le discours «politiquement correct» sur la diversité et sa mise en œuvre concrète. Plus spécifiquement, le mémoire pourrait traiter de l’écart entre ce que les personnes / organisations disent (croyances / valeurs) et ce que les personnes / organisations font (choix /politiques). Une alternative serait d’étudier à l’écart entre la façon dont les personnes / organisations valorisent la diversité au niveau normatif (en général, pour les autres personnes / organisations) par rapport à la façon dont elles la valorisent personnellement.

Type de mémoire : empirique
Nombre d’étudiants acceptés : 2

Claudia Toma

Chargée de cours à Solvay Brussels School of Economics and Management

Full-time Academic

Villes extrêmes, attitudes extrêmes ? Une enquête sur les préjugés dans les villes d’extrême droite et d’extrême gauche

Mots-clés : psychologie sociale, idéologie, attitudes politiques, contexte, préjugés

Type de recherche : empirique

Abstract : Sur la base des résultats des élections les plus récentes, l’étudiant-e collectera des données dans les 30 villes avec le pourcentage le plus élevé d’électeurs de droite et les 30 villes avec le pourcentage le plus élevé d’électeurs de gauche. Nous agrégerons les scores au niveau de la ville pour obtenir un indicateur du climat régional. Il est ensuite examiné si ces climats régionaux pourraient mobiliser les individus vers plus de préjugés (dans les villes de droite) ou vers une plus grande tolérance et harmonie entre les groupes ethniques et culturels (dans les villes de gauche).


Diversité et polarisation : mettre les revendications politiques à l’épreuve

Mots-clés : psychologie sociale, diversité, polarisation, préjugés

Type de recherche : empirique

Abstract : La diversité se polarise. Littéral. Il semble que deux idées opposées soient en jeu dans la société multiculturelle d’aujourd’hui, certains membres de la majorité considérant la présence de différents groupes ethniques et culturels comme une menace, tandis que d’autres voient une opportunité de faire connaissance avec d’ autres cultures et coutumes. Mais cette affirmation est-elle correcte ? La diversité accentue-t-elle la polarisation, creusant le fossé entre la gauche et la droite politiques ? En d’autres termes, trouvons-nous plus d’extrémité dans les réponses aux échelles d’attitudes dans des domaines diversifiés que non diversifiés ? Nous étudierons cela sur la base de questionnaires qui seront distribués dans divers quartiers et villes flamandes.


L’importance du contact, est-elle importante?

Mots-clés : psychologie sociale, contact intergroupe, préjugés

Type de recherche : empirique

Abstract : Ce mémoire examine le rôle de l’importance du contact dans la réconciliation et les attitudes intergroupes positives. Nous prédisons que les expériences de contact positives avec des membres des autres groupes seront fortement liées à une réduction du racisme (moderne et flagrant) et chez ceux/celles qui attachent le moins d’importance au contact. De même, un contact positif devrait être le plus fortement associé à une amélioration des attitudes envers le mélange ethnique chez les personnes ayant une faible importance de contact. De plus, l’importance du contact devrait amortir les effets de contact négatifs, en ce sens que le contact négatif a des effets significativement plus faibles chez ceux/celles qui attachent beaucoup d’importance aux expériences intergroupes. Considérer le contact intergroupe comme quelque chose d’important peut ainsi renforcer les relations de contact positif avec la réconciliation et les attitudes intergroupes associées, alors qu’il peut également atténuer les relations de contact négatif avec ces résultats. Ces conclusions peuvent avoir des implications cruciales pour les décideurs politiques ciblant les interventions qui cherchent à améliorer la réconciliation et l’harmonie entre les groupes parmi les groupes sociaux qui ont connu des conflits et une violence accrue dans le passé.


Contact intergroupe et attitudes de mélange : le rôle du respect et de la compréhension

Mots-clés : psychologie sociale, contact intergroupe, préjugés

Type de recherche : empirique

Abstract : Depuis les années 1950, de nombreuses études ont montré l’effet robuste des expériences positives de contact intergroupe dans la réduction des préjugés et l’amélioration des attitudes positives envers les exogroupes. Néanmoins, la théorie du contact intergroupe continue de s’étendre et de se développer. Ce mémoire essaie d’aborder deux mises en garde. Premièrement, nous examinons si les expériences de contact sont également liées aux indicateurs de changement social (en particulier, les attitudes envers le mélange et l’anti-ségrégation/séparation). Deuxièmement, nous introduisons le respect et la compréhension en tant que nouveaux médiateurs des effets de contact, expliquant la variance supplémentaire au-delà des médiateurs bien établis (par exemple, la menace et la confiance). Notre hypothèse est que les expériences positives avec les groupes externes sont positivement liées aux attitudes pro-mixage, via des niveaux accrus de respect et de compréhension.


Créer son propre quartier : les différences individuelles comme prédicteurs des préférences de la diversité et de ségrégation

Mots-clés : psychologie sociale, idéologie, diversité, ségrégation

Type de recherche : empirique

Abstract : La société moderne a évolué pour devenir un lieu diversifié en termes de groupes ethniques et culturels vivant ensemble. Cependant, ces groupes ont tendance à vivre séparés les uns des autres. Alors que certaines personnes préfèrent les quartiers diversifiés, d’autres préfèrent vivre dans des quartiers homogènes. Des recherches antérieures font référence aux attitudes socio-idéologiques (autoritarisme et orientation vers la dominance sociale), aux expériences de contact intergroupes et aux préjugés ethniques comme prédicteurs d’attitudes anti-diversité et, dans une certaine mesure, pro-ségrégation. La contribution actuelle va au-delà de ces études en laissant les participants « créer » leur propre quartier. On va montrer aux répondants un quartier fictif et on leur demandera d’attribuer toutes les maisons de leur environnement à un ménage majoritaire ethnique-culturel ou minoritaire. Nous attendons des corrélations positives entre des proportions préférées plus élevées de membres de l’exogroupe dans son quartier et des niveaux inférieurs d’autoritarisme, d’orientation de dominance sociale, de contacts intergroupes négatifs et de préjugés. Dans une deuxième étude, les participants doivent effectuer une tâche à l’échelle d’une ville au lieu d’un quartier. Nous discuterons de cette tendance des individus à choisir un lieu de vie en fonction de leurs positions socio-idéologiques et intergroupes et intégrerons nos résultats dans le débat concernant le prétendu biais d’auto-sélection qui représente un facteur de confusion dans les études sur la diversité.

Jasper Van Assche

Full-time Academic

Full-time Academic

Instructions

  • Les personnes souhaitant réaliser leur mémoire sous ma direction peuvent prendre rendez-vous par courriel : licata@ulb.ac.be.

Militantisme : participation et identification ne vont pas toujours de pair

(en collaboration avec Pauline Grippa)

« Alors en fait si tu veux moi je suis pas en première ligne avec le public comme le peuvent l’être beaucoup de mes collègues (…). Moi je me considère fort en fait dans le backstage, je me considère fort dans le… je suis coordinatrice, je suis pas directrice, c’est encore différent. Donc militantisme je sais même pas si je suis vraiment quelqu’un de militant au final ! C’est pas comme ça que je me vois ! Je vais pas coller des affiches et faire du collage féministe comme tu le vois dans les rues, certaines le font dans l’équipe. Certaines ont des activités à côté où elles sont membres de conseils d’administrations où elles vont faire du collage, où il y a des choses des combats personnels qu’elles mènent, qui sont très féministes et qu’elles mènent à côté. » (Témoignage anonyme d’une coordinatrice au sein d’une association féministe)

Dans une série d’entretiens qualitatifs réalisés en 2021, nous avons constaté que certain·e·s membres d’associations ou de mouvements féministes, prenant part à des actions collectives, ne se définissent pas comme militant·e·s. Dans son article, Bobel (2007) fait le même constat et s’interroge sur la raison pour laquelle les militant·e·s ne se présentent pas comme tel.  Il discute du caractère ‘inatteignable’ avec lequel est dépeinte l’identité militante par des membres de mouvements sociaux contemporains. Selon lui, la représentation sociale du ‘bon’ militant/de la ‘bonne’ militante, partagée par le groupe,  impose un standard idéal quasiment impossible à atteindre qui rendrait difficile toute identification. D’autres pistes pourraient expliquer ce phénomène (voir références), l’objectif de ce mémoire sera d’élaborer des hypothèses explicatives et de les tester à l’aide d’une méthode qualitative et/ou quantitative.

Personne de contact : pauline.grippa@ulb.be

Références :

Bobel, C. (2007). “I”m not an activist, though I’ve done a lot of it’: Doing Activism, Being Activist and the “Perfect Standard” in a Contemporary Movement. Social Movement Studies, 6(2), 147–159. https://doi.org/10.1080/14742830701497277

Craddock, E. (2019). Doing “enough” of the “right” thing: the gendered dimension of the “ideal activist” identity and its negative emotional consequences. Social Movement Studies, 18(2), 137–153. https://doi.org/10.1080/14742837.2018.1555457

Crossley, A. D. (2010). “When it suits me, I’m a feminist:” International students negotiating feminist representations. Women’s Studies International Forum, 33(2), 125–133. https://doi.org/10.1016/j.wsif.2009.11.003

Kelly, M. (2015). Feminist identity, collective action, and individual resistance among contemporary U.S. feminists. Women’s Studies International Forum, 48, 81–92. https://doi.org/10.1016/j.wsif.2014.10.025

Stuart, A., Thomas, E. F., & Donaghue, N. (2018). “I don’t really want to be associated with the self-righteous left extreme”: Disincentives to participation in collective action. Journal of Social and Political Psychology, 6(1), 242–270. https://doi.org/10.5964/JSPP.V6I1.567


Attitudes envers le pop-féminisme, la démocratisation du féminisme

(en collaboration avec Pauline Grippa )

« Et donc à la fois c’est super bien parce que ça visibilise le projet et le féminisme mais il y a parfois une sorte de féminisme washing… enfin voilà je pense par exemple, ça n’a rien à voir avec les médias mais on voit beaucoup de t-shirt avec “féminisme”. Et donc ça pose un peu la question de récupération du mouvement féministe aussi pour pas qu’il soit vidé de sa substance je crois, et c’est un peu le risque parfois j’ai l’impression… ça perd de sa radicalité quoi. Et donc un moment quand un mouvement devient super populaire, même chez les hommes (!), je trouve que c’est quand même pas très bon signe, ça veut dire que ça commence à devenir mainstream et que ça perd son pouvoir subversif en fait. » (Témoignage anonyme)

Depuis quelques années, le pop-féminisme  appelé également le féminisme mainstream, s’empare de la sphère publique : Beyoncé, Angèle, Christian Dior, ainsi que de nombreuses marques de prêt-à-porter se sont emparé de la problématique féministe. Comment les personnes engagées activement dans des mouvements ou associations féministes voient l’arrivée de ce féminisme porté par les icônes de la pop ? Ce nouveau féminisme démocratisé représente-t-il une menace pour le combat féministe ou pour l’identité féministe ?

Personne de contact : pauline.grippa@ulb.be

Références utiles :

  •   https://boutique.arte.tv/detail/pop-feminisme-des-militantes-aux-icones-pop
  •   Projet de thèse sur les groupes supplanteurs au sein d’un mouvement militant :  à demander à l’adresse pauline.grippa@ulb.be

Patrice Lumumba : un héros ou un martyr ? Mémoires collectives, identités sociales et relations intergroupes.

(En collaboration avec Simona Lastrego)

Le 30 juin 2018, la ville de Bruxelles inaugurait la place Lumumba en hommage à l’ancien (et premier) premier ministre congolais démocratiquement élu. Lors de cette cérémonie, un certain nombre de personnes, dont un grand nombre de militants belges issus de la diaspora congolaise, se sont exprimées au sujet de Lumumba mettant en avant différents aspects de sa vie. Certains ont mis en avant le fait qu’il ait été une victime du gouvernement belge, alors que d’autres ont préféré parler de lui en tant qu’héros congolais. Selon le modèle du Moral typecasting de Gray et Wegner (2009), les individus peuvent être perçus comme des agents (auteurs d’une action) ou des patients (qui subissent l’action) positifs ou négatifs. Chaque statut moral présente des coûts et des gains et éveille ainsi des réactions différentes des autres.

Le projet de mémoire que nous proposons aura pour objectif d’étudier la façon dont Patrice Lumumba est perçu au niveau moral par les membres de la communauté congolaise de Belgique. Un questionnaire sera réalisé afin de recueillir les réponses des membres de la communauté congolaise de Belgique.

Personne de contact : Simona Lastrego – simona.lastrego@ulb.ac.be

Lectures suggérées

Gray, K., & Wegner, D. M. (2009). Moral typecasting: Divergent perceptions of moral agents and moral patients. Journal of Personality and Social Psychology, 96, 505-520.        doi:10.1037/ a0013748

Klein, O., & Licata, L. (2003). When group representations serve social change: The   speeches of Patrice Lumumba during the Congolese decolonization. British Journal of         Social Psychology, 42, 571–593

Shnabel, N., & Nadler, A. (2008). A Needs-Based Model of Reconciliation: Satisfying the       Differential Emotional Needs of Victim and Perpetrator as a Key to Promoting         Reconciliation. Journal of Personality and Social Psychology, 94 (1), 116-132.

Laurent Licata

Professeur

Full-time Academic

Plusieurs thèmes en lien avec la réduction des risques (en collaboration avec Modus Vivendi asbl) :
Utilisation détournée de médicaments psychotropes et réussite/échec académique (en collaboration, plus particulièrement, avec Emilie Walewyns de Modus Vivendi asbl)

L’usage détourné de médicaments psychotropes par les étudiant·es durant les périodes d’examen est un sujet d’étude qui suscite un intérêt croissant au sein de la communauté scientifique. Les études menées à ce jour ont notamment mis en évidence que ce comportement se retrouve plus souvent parmi les étudiant·es en échec, qu’il est généralement accompagné par la consommation d’autres drogues licites (alcool) ou illicites et qu’il n’est pas uniquement motivé par la volonté de réussir son année (1). Une étude, réalisée en 2013 auprès d’étudiant·es de Gand et d’Anvers, met en lumière que 8% des étudiant·es ont utilisé des médicaments pour des raisons autres que médicales par le passé et 4.6% durant l’année précédente (2). Qu’en est-il pour l’ULB ? Cet usage est-il une pratique courante au sein de la communauté estudiantine ? Quels médicaments sont consommés ? Comment les étudiant·es se les procurent-ils·elles ? Les étudiant·es en médecine y ont-ils plus recours que les étudiant·es des autres facultés (3) ? Quelles sont les motivations incitant l’utilisation détournée de médicaments ? Quelles sont les facteurs de vulnérabilité (caractéristiques individuelles ou environnementales) associés à ce comportement ? L’objectif de ce projet, mené en collaboration avec Emilie Walewyns de l’asbl Modus Vivendi, est de répondre à certaines de ces questions (ou d’autres) en appliquant, a priori, une méthode quantitative qui pourrait, éventuellement, être complétée par une méthode qualitative.
(1) Milhet, M. (2015). Usages détournés de médicaments psychotropes par les adolescents et jeunes adultes. Revue de littérature. OFDT : Saint-Denis.
(2) Rosiers, J., Van Damme, J., Hublet, A., Van Hal, G., Sisk, M., Si Mhand, Y., et al. (2014). In Hogere Sferen? Volume 3. Een onderzoek naar het middelengebruik bij Vlaamse studenten. Brussel: Vereniging voor Alcohol en andere Drugproblemen.
(3) Sawahla, A. F. (2008) A descriptive study of self-medication practises among Palestinian medical and nonmedical university students. Research in Social and Administrative Pharmacy, 4, 164-172.

Évaluation de l’impact de l’analyse de produits psychotropes (en collaboration, plus particulièrement, avec Bérénice Libois de Modus Vivendi asbl)

L’analyse de produits psychotropes, aussi appelée testing, a gagné ses galons en tant que stratégie de réduction des risques et fait dorénavant partie des recommandations de l’Observatoire Européen des Drogues et Toxicomanies (OEDT ; 2017) en matière de réponse intégrée aux problèmes associés à l’usage de drogues en milieux festifs. Le testing permet aux usager·ères de drogues de faire tester leurs produits afin d’en vérifier la composition, de recevoir des conseils en matière de réduction des risques et de bénéficier d’une consultation, au cours de laquelle ils·elles ont l’occasion de discuter de leur consommation de drogues (TEDI, 2011). Dans leur revue, Barratt et al. (2018) ont identifié 31 services de testing (dont 23 rien qu’en Europe) opérés par 29 organisations dans 20 pays.
Les données disponibles montrent que, dans certaines circonstances, informer les usager·ères sur le contenu de leurs produits peut avoir un effet dissuasif. Ces circonstances comprennent notamment l’identification d’une substance qui ne correspond pas aux attentes de l’usager·ère et un conseil clair de ne pas consommer le produit correspondant. Dans ces circonstances, des études utilisant des indicateurs différents (mesures auto-rapportés, nombre d’échantillons jetés par les usager·ères) montrent que les usager·ères se débarrassent presque systématiquement des produits qui ne correspondent pas à leurs attentes (e.g., Martins et al., 2017; Measham, 2019, 2020; Mema et al., 2018; Saleemi et al., 2017; Valente et al., 2019). Cependant, ces données proviennent d’études observationnelles menées par des services individuels et, à ce jour, aucun effort n’a été consenti pour harmoniser la façon dont des services de testing différents évaluent leur impact.
Dans ce projet, plusieurs objectifs sont envisageables : analyser les différentes façons dont les services de testing européens évaluent leur impact ; identifier des indicateurs d’impact (en plus des indicateurs de moyens et de résultats communément utilisés) et développer un cadre théorique permettant de prédire et d’expliquer d’éventuels impacts du testing ; mener une étude, idéalement avec groupe contrôle et randomisée, évaluant l’impact du testing et qui se baserait, notamment, sur de mesures comportementales (et pas uniquement sur des mesures d’intentions comportementales).

D’autres thèmes possibles en lien avec la réduction des risques sont envisageables comme l’effet de l’accès gratuit à de l’eau sur la santé des clients de bars et/ou discothèques. En plus d’indicateurs physiologiques, les propositions de thèmes devront inclure des indicateurs psychologiques et, idéalement, des indicateurs comportementaux.

Plusieurs thèmes en lien avec le doctorat (en collaboration avec Olivier Klein) :

Discrimination perçue basée sur le genre, doctorat et carrière académique

Plusieurs études suggèrent que le secteur académique est le lieu de pratiques discriminatoires à l’encontre des femmes qui peuvent être explicites ou implicites, volontaires ou involontaires, relationnelles ou institutionnelles, … Ceci se traduit notamment par le fait que les femmes sont parfois moins encouragées à terminer leur doctorat, moins intégrées dans le réseau professionnel de leurs promoteurs/trices, moins à même de satisfaire les exigences de mobilité internationale, etc. Tout en privilégiant une approche subjective, l’objectif est ici d’étudier cette question en analysant la disparité qui peut exister entre discrimination personnelle (i.e., dans quelle mesure une doctorante se sent discriminée en tant que femme) et discrimination groupale (dans quelle mesure une doctorante sent que les femmes sont discriminées dans le secteur académique ; Crosby, 1984) et ses effets sur l’intention de persévérer dans son doctorat et de faire carrière académique.

Le doctorat, réflexivité et soutien social

Les évènements de vie importants semblent avoir des effets à court et à long terme sur les individus qui les vivent. Cependant, afin de mieux prédire ces effets, il semble également indispensable de prendre en compte la façon dont les individus font face à ces évènements et la qualité des ressources sociales dont ils disposent (Billings & Moos, 1981). L’objectif est ici de répondre à la question de savoir si la réflexivité des doctorant·es et le soutien social perçu (i.e., dans quelle mesure ils ou elles se sentent soutenu·es, notamment par leur promoteur/trice) permettent d’atténuer les effets délétères des problèmes rencontrés dans la réalisation du doctorat.

Nicolas Van der Linden

Chargé de cours temps partiel

Part-time Academic

Remarques:
* Les sujets de mémoire présentés ci-dessous sont parfois co-dirigés et peuvent être effectués en binôme (ce sera même encouragé).
* Les mémoires exigent d’être en mesure de lire des références en anglais, d’avoir suivi le cours de méthodologie en psychologie sociale (ou lu attentivement le syllabus) et de ne pas être réfractaire aux statistiques.

1. Adhésion aux théories du complot / complotisme. L’adhésion à des croyances selon lesquelles un groupe agit en secret pour nuire sont extrêmement communes aujourd’hui (notamment diffusées par internet). Pourquoi les gens adhèrent-ils à ces théories? Quelles fonctions remplissent-elles? Référence à lire: Douglas, K. M., Sutton, R. M., & Cichocka, A. (2017). The psychology of conspiracy theories. Current directions in psychological science, 26(6), 538-542.

2. Littératie (capacité à lire) et compétences cognitives / crédulité / esprit critique (en collaboration avec Régine Kolinsky. voir aussi liste des mémoires dirigés par cette dernière).

3. Genre & sexisme:

  • “Mythes de la beauté” et perception de la pilosité féminine. Comment les femmes sont-elles perçues en fonction du fait qu’elles s’épilent ou non? Pourquoi? Nous nous baserons en partie sur l’hypothèse du “mythe de la beauté” de Naomi Wolf. On peut aussi s’intéresser à la pilosité masculine.Source: Toerien, M., Wilkinson, S., & Choi, P. Y. (2005). Body hair removal: The ‘mundane’ production of normative femininity. Sex Roles, 52(5–6), 399–406.
  • Attitude vis-à-vis des sex-bots (robots sexuels) et corrélation avec les attitudes de genre. La dimension morale m’intéresse particulièrement: comment perçoit-on des comportements qui seraient inacceptables vis-à-vis d’un humain (pédophilie, atteintes phyisques…) quand ils sont infligés à un robot?
    https://theconversation.com/sex-robots-are-here-but-laws-arent-keeping-up-with-the-ethical-and-privacy-issues-they-raise-109852
  • Inersectionnalité et invisibilité: est-ce que le fait d’appartenir à certaines minorités rend certains individus littéralement “invisibles”? Il s’agit ici d’utiliser des méthodes de cognition sociale pour identifier si des processus d’attention et de détection dirigées vers des stimulis sociaux sont influencés par la catégorisation sociale de ces personnes.

4. Thérapie multifamilale et troubles alimentaires. Il s’agit ici d’analyser un jeu de données existant sur ce thème (cela ne prévoit pas de rencontres avec des patientes).

Olivier Klein

Professeur ordinaire

Head of CeSCuP Full-time Academic

Avec Olivier Luminet (Olivier.Luminet@uclouvain.be)

  • Alexithymie et traitement de l’information émotionnelle (mémoire, évaluations cognitives, tendances à l’action)
  • Emotions et mémoires collectives liées à la Belgique (en particulier en lien avec la collaboration pendant la seconde guerre mondiale et avec l’indépendance du Congo)
  • Intéroception, émotions et alexithymie

Olivier Luminet

Part-time Academic

Consommation de pornographie et comportements d’objectification

Nous examinerons dans quelle mesure la consommation de pornographie et l’addiction à la pornographie influencent les comportements d’objectification (tels que les regards focalisés sur le corps ou encore les commentaires sexistes). Cette ligne de recherche vise également à identifier des mécanismes qui expliquent ce lien. A titre d’exemple, un mémoire pourrait s’atteler à examiner si la consommation de pornographie est associée à davantage de comportements d’objectification en raison d’une intériorisation exacerbée de scripts sexuels spécifiques et de mythes du viol. Une autre question de recherche importante serait d’examiner si ces effets sont modérés par le genre du percevant et/ou par celui de la cible objectifiée.


Déficits d’empathie, consentement sexuel et objectification

Cet axe propose d’étudier de façon corrélationnelle et expérimentale le rôle du déficit d’empathie et de la prise de perspective sur l’occurrence des comportements d’objectification. Par exemple, un mémoire pourrait investiguer dans quelle mesure ce lien existe et s’il s’explique par une perception erronée du consentement sexuel. Cette ligne de recherche vise également à identifier de potentielles interventions (p.e., sensibilisation aux valeurs féministes) en vue de diminuer l’occurrence des comportements d’objectification via une meilleure évaluation du consentement sexuel.


Auto-objectification et “body ownership”

L’auto-objectification -autrement dit la tendance à se focaliser sur sa propre apparence physique plutôt que sur des dimensions plus discrètes (comme la compétence)- est associée à un nombre important de problèmes de santé mentale et physique (comme par exemple l’anorexie mentale) mais aussi à une “auto-déshumanisation”. Nous pensons que ce phénomène d’auto-objectification est susceptible d’altérer la capacité d’un individu à percevoir son corps comme lui appartenant (vs. un corps destiné à être utilisé par autrui). Pour étudier cette question, une piste serait d’examiner dans quelle mesure l’activation expérimentale d’un état d’auto-objectification est susceptible d’altérer la sensation de “body ownership” (p.e., en utilisant des paradigmes qui évaluent des phénomènes relatifs aux perceptions corporelles illusoires).


Sexualisation dans les médias et comportements d’achat

Cet axe de recherche vise à examiner le rôle de la sexualisation dans les publicités sur la perception des hommes et des femmes sexualisé.e.s (vs. non-sexualisé.e.es) présent.e.s dans ces publicités. Il s’agira d’investiguer si ces perceptions influencent les attitudes à l’égard des marques et les intentions comportementales d’achats des produits présents dans ces publicités. Cet axe de recherche vise à comprendre comment et pourquoi “sex sells” en prenant notamment en considération des variables liées à la personnalité des percevants (sexisme, niveau d’auto-sexualisation, dominance sociale, matérialisme, etc.).


Objectification des corps sexualisés

Cet axe de recherche interroge la relation entre sexualisation et objectification du corps. Plus particulièrement, il s’agit d’examiner à l’aide de paradigmes issus de la psychologie cognitive et des neurosciences dans quelle mesure la sexualisation du corps active un mode de perception analytique (centré sur les détails) qui se trouve habituellement mobilisé lorsque l’on perçoit des objets. Exemple de mémoire potentiel : investiguer le lien entre objectification du corps et tendance à percevoir autrui comme disposant de moins d’humanité.


Facteurs déterminants les attitudes et comportements pro-environnementaux

De nombreuses recherches documentent l’existence d’un lien corrélationnel négatif entre attitudes matérialistes et attitudes pro-environnementales. L’objectif de cet axe de recherche est d’examiner le rôle causal du matérialisme, mais également d’autres prédicteurs potentiels (tels que l’orientation individualiste vs. collectiviste, le sentiment de connexion à la nature, les attitudes à l’égard de la spiritualité, le libre-arbitre, etc.) sur les attitudes et les comportements pro-environnementaux.


En collaboration avec CECILE COLIN 

Les effets de l’adhésion aux stéréotypes de genre sur la tolérance à l’écriture inclusive

Depuis quelques années, l’écriture inclusive se généralise et en particulier l’usage féminisé des noms de métiers, même ceux, souvent les plus prestigieux, qui se déclinaient dans l’usage courant uniquement au masculin (e.g. ingénieure) ; l’objectif étant d’aboutir à une meilleure visibilité des femmes dans les domaines où elles sont moins représentées.

L’objectif de ce thème de mémoire est de tester l’hypothèse selon laquelle l’usage féminisé de certains noms de métiers ou de fonction crée encore une réaction de « surprise » et que celle-ci pourrait être objectivée à l’aide des potentiels évoqués cérébraux. Cette réaction neurophysiologique pourrait être modérée par des facteurs tels que le prestige de la profession mais également par des facteurs individuels liés aux participant.e.s, comme l’identité de genre ou l’adhésion aux stéréotypes de genre.

Sur le plan pratique, le mémoire alliera donc à la fois la neurophysiologie et des questionnaires issus de la psychologie sociale. A cet égard un binôme « Psychologie Sociale et Interculturelle » – « Neuropsychologie et Développement Cognitif » pourrait être particulièrement intéressant.

Philippe Bernard

Chercheur Qualifié FNRS (tenured researcher) & Maitre de Conférences (part-time lecturer)

Full time researcher