La Croyance dans les Théories du Complot Expliquée par un Mécanisme de Détection de la Triche

La Croyance dans les Théories du Complot Expliquée par un Mécanisme de Détection de la Triche Benjamin Aubert-Teillaud (Université Paris-Cité) Récemment, la recherche concernant les croyances dans les théories du complot (TC) s’est développée et a mis en évidence l’impact de facteurs (sous)pathologiques (Bruder et al., 2013) et socio-politiques (Enders

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21 May 2024 - 12 h 45 min

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21 May 2024 - 14 h 00 min

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La Croyance dans les Théories du Complot Expliquée par un Mécanisme de Détection de la Triche

Benjamin Aubert-Teillaud (Université Paris-Cité)

Récemment, la recherche concernant les croyances dans les théories du complot (TC) s’est développée et a mis en évidence l’impact de facteurs (sous)pathologiques (Bruder et al., 2013) et socio-politiques (Enders et al., 2022). Cependant, peu de propositions ont émergé afin d’intégrer ces deux littératures. En outre, si ces deux types de facteurs ont été isolés dans la littérature, peu de recherches portent sur les mécanismes cognitifs sous-jacents.
Pour répondre à ces problématiques, nous suggérons un mécanisme cognitif générique susceptible de sous-tendre la croyance dans les TC en intégrant à la fois des facteurs socio-politiques et des facteurs pathologiques. À partir d’un chevauchement entre les concepts de triche et de complot, nous proposons un mécanisme de détection de la triche générant des inférences complotistes. Puisque la détection de la triche émerge sous incertitude, nous proposons de modéliser ce mécanisme via la théorie de la détection du signal (Green & Sweet, 1966). Nous suggérons que les individus évaluent la probabilité de triche selon des indices directes (e.g., fréquence de la corruption ; Alper, 2021) ou indirectes (e.g., appartenance groupale ; Enders & Smallpage, 2019) et pondèrent cette probabilité en fonction de l’asymétrie des coûts des erreurs décisionnelles entre les faux positifs et les faux négatifs (Haselton & Nettle, 2006). Entre autres, plus le coût d’un faux négatif excède le coût d’un faux positif plus les individus devraient commettre des faux positifs et inférer en sortie une TC.
À partir de la description d’un mécanisme fonctionnel nous déduisons deux altérations susceptibles de générer une mentalité conspirationniste et d’expliquer les liens avec des prédicteurs pathologiques (Darwin et al., 2011). Nous suggérons qu’un mécanisme sensible à des indices non-pertinents et faiblement plastique aux changements dans l’asymétrie des coûts des erreurs amène les individus à sur-détecter de manière stable la triche, engendrant une mentalité conspirationniste.

Le séminaire aura lieu dans la salle de réunion du CeSCuP ainsi qu’en ligne, via ce lien :

https://teams.microsoft.com/l/meetup-join/19%3a34a093c9eea043c0a6dd9b5cd4cdd2a8%40thread.tacv2/1713961064624?context=%7b%22Tid%22%3a%2230a5145e-75bd-4212-bb02-8ff9c0ea4ae9%22%2c%22Oid%22%3a%22e5543702-1628-4726-b5c4-a1eac25bde08%22%7d

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